La période des évaluations approche. Ne nous en cachons pas, entre nous, c’est un moment souvent redouté par les managers, pour des raisons de: manque de temps, d’informations, lourdeur des processus, contenu de la formation « réussir mon entretien d’évaluation » passé aux oubliettes … ou simple perception de l’exercice comme une fastidieuse obligation imposée par le service RH.

Alors … comment réveiller son enthousiasme à la tâche quand nos perceptions engluent notre énergie? Serait-il possible de transformer le processus d’évaluation en une expérience énergisante et agréable ? Chez Adgility, nous en sommes convaincus. Et vous en livrons 11 clés:

1. Partir d’où vous (en) êtes.

Ça a l’air bête, non ? La difficulté de se mettre à la tâche est plus grande pour celles que l’on n’exerce pas avec régularité. Celle-ci remonte à quelques mois déjà. Il faut d’abord vous remobiliser: Lire cet article, participer à une intervision de relance entre collègues, organiser votre planning, … vos réflexes reviendront par eux-mêmes. Et si c’est une première : lancez-vous avec la flamme du débutant, sans douter un instant de vos qualités. La confiance se construit à travers l’expérience, elle ne la précède jamais.

2. Faire primer l’esprit sur la lettre

Quel sens mettez-vous à évaluer vos collaborateurs ? Le plus souvent, les livres, formulaires et systèmes qui visent à vous soutenir nous mènent à oublier le sens même de l’exercice. Le sens est à la fois la direction que nous lui donnons et la signification. Mettez un instant ces supports de côté et penchez-vous sur cette question : quel sens je mets à évaluer mes collaborateurs ? Ceci impactera très concrètement votre aisance à embrasser la tâche, et son effet.

3. Ajustez votre perception

La puissance de nos croyances et perceptions est une clé déterminante de bien des situations humaines. Paul Watzlawick l’a parfaitement nommée Self fullfilling prophecy. La façon dont vous percevez cet exercice déterminera son déroulement : un poids? Un plaisir ? Un devoir ? Une occasion de construire?  Si (même) après la lecture de cet article, il reste un fardeau, peut-être est-il même préférable d’y renoncer. De déléguer la tâche ou la reporter à un moment où vous serez disposé à l’embrasser. Paradoxalement, envisager de le faire peut vous libérer … et vous permettre de vous y mettre. Dire non à une chose revient à dire oui à autre chose.

4. Clarifier votre intention

Quel est mon projet pour ce collaborateur ? Quelle est mon intention à travers cet entretien ? Clarifier ses idées permet de les poursuivre consciemment et de les adresser de manière juste. Et ainsi d’augmenter sensiblement votre impact. Sans quoi nous courrons le risque de faire passer tout autre chose (ex : un collaborateur très apprécié auquel on fait moult remarques « tu devrais, tu pourrais »). Car tout ce sur quoi vous portez votre attention grandit. Le reste tend à stagner ou à disparaître.

5. Un espace-temps sacré

Gardez les formulaires à l’écart. Pour les remplir ensuite lors d’un (court) moment qui leur sera dédié. Faites primer la qualité du moment partagé avec votre collaborateur, le lien que vous entretenez, le futur que vous construisez ensemble. Prenez en soin comme d’un espace de reconnaissance. Ne laissez pas les écrans y faire écran.

6. Évaluation, un « mot-prison »

Il n’est peut-être pas celui utilisé dans votre organisation. Quoi qu’il en soit, l’imaginaire de l’évaluation draine quantité d’images porteuses d’émotions désagréables : bulletins scolaires, échecs, projets refusés, … l’appartenance et la sécurité sont des besoins humains fondamentaux qui ont été mis à mal dans l’histoire de vos collaborateurs. Le terme « appréciation » (appraisal) nous parle le mieux de ce que l’on gagne à faire en évaluant. L’exercice consistant à parler du passé pour construire le futur. L’art revient à apprécier et renforcer ce qu’il y a de bon, selon le futur projeté.

7. Sortir du « one to one »

Notre cerveau a tendance à mémoriser les informations désagréables davantage que celles sources de plaisir, évolution oblige. Même si vous le voulez, il n’est donc pas toujours évident de faire passer ce que vous appréciez à votre collaborateur. C’est pourtant prodigieusement utile et énergisant !  Pourquoi ne pas impliquer ses collègues ? Si l’ambiance et la maturité de votre équipe le permet, organisez un moment de feedback collectif, où chacun sera invité à partager son appréciation positive.

8. Le flow en filigrane

Evaluer suppose de choisir plus ou moins consciemment un prisme de lecture de la réalité : modèle, critères, définition de la performance … ce prisme est-il le plus pertinent pour la progression de l’organisation et de votre collaborateur? L’approche du Flow cristallisée par M. Czsisentmihalyi nous apprend que la zone conjointe de performance et satisfaction d’un collaborateur est là où ses challenges (au sens de défis et d’intérêt) et ses compétences « matchent » le mieux. Investiguer en profondeur cette relation avec votre collaborateur est la vraie source d’efficience –et de santé- durables. Un bilan très performant peut également vous y aider (bilan Interqualia).

9. Connais-toi toi-même …

… et tu connaîtras l’univers et les dieux. Cet adage delphique peut inspirer vos entretiens. A la fois pour vous-même et pour votre collaborateur. L’entretien donne l’occasion de faire le récit des réalisations de l’année écoulée. Ecoutée attentivement, cette prise de recul permet à votre collaborateur de construire, renforcer et développer son identité professionnelle. Et de le faire simultanément pour vous.

10. Merci !

Ça peut sembler un peu tarte, la gratitude dans les relations de travail. Quoi, dire merci alors que la personne fait juste son job ? Qu’elle est payée pour ? Faire des extras, c’est normal: la norme, c’est de se dépasser ! Et bien justement. Ne pas le faire, c’est louper une fameuse occasion de faire la différence. D’avoir un vrai impact humain. L’invitation est de vous poser la question : « Pour quoi je pourrais remercier ce.tte collaborat.eur.rice ? », « Qu’est-ce qui me manquerait sans lui/elle ? » Et oui, des choses très simples mais authentiques peuvent faire toute la différence.

 11. Et moi dans tout ça ?

On ne peut donner ce qu’on n’a pas, au risque de le prendre bien involontairement à autrui. Quand est votre propre moment d’appréciation ? Où puisez-vous votre énergie professionnelle ? Le flow, c’est aussi pour vous. Dans quoi je m’éclate ? Qu’est-ce qui me barbe ? Vous donner cette autorisation revient à la donner implicitement à vos collaborateurs. Et de là souvent naît la magie : alors que chacun voit midi à sa porte, vous réalisez que certains adorent faire ce que vous ou un collaborateur en charge d’une tâche, détestez. Et qu’une micro ré-organisation concertée va alléger et énergiser toute l’équipe … un processus qui porte le joli nom de job crafting.

 Vous l’avez compris, nous sommes convaincus que l’évaluation peut être un excellent moyen d’exercer un Leadership inspirant. Un moment parfait pour créer les conditions de santé et de performance optimale de vos collaborateurs et de vous-même. De Flow.

Véronique Pironet

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